SpyNote et ToxicPanda : guide de désinfection Trojan
Découvrez deux exemples de chevaux de Troie et les précautions à prendre lorsqu'une infection de ce type est suspectée.
Lire l'articleLes chevaux de Troie font partie des logiciels malveillants les plus utilisés pour compromettre un ordinateur. Ils peuvent se présenter sous l'apparence d'un programme légitime, d'un fichier utile, d'une mise à jour ou d'un document afin de pousser l'utilisateur à les exécuter.
Une fois installé, un cheval de Troie peut avoir de nombreuses fonctions : voler des informations, récupérer des identifiants, télécharger d'autres malwares, espionner certaines activités, ouvrir une porte dérobée ou permettre à un attaquant de contrôler certaines fonctions de l'ordinateur.
Dans ce guide, nous allons voir précisément ce qu'est un cheval de Troie, comment il fonctionne, comment il arrive sur un PC, quels sont ses différents types, comment reconnaître une infection, comment la supprimer et surtout comment éviter qu'elle ne se reproduise.
Un cheval de Troie, également appelé Trojan, est un logiciel malveillant conçu pour se faire passer pour un programme, un fichier ou un contenu légitime. Son principe repose donc principalement sur la tromperie : l'utilisateur pense installer ou ouvrir quelque chose d'inoffensif alors qu'il exécute en réalité un code malveillant.
Le terme « cheval de Troie » ne désigne pas une seule famille de malware. Il s'agit d'une catégorie regroupant de nombreuses menaces ayant des objectifs différents. Certains Trojans sont conçus pour voler des informations, d'autres pour télécharger d'autres programmes malveillants, tandis que certains peuvent fournir un accès à distance à une machine.
Un cheval de Troie peut donc constituer la première étape d'une attaque beaucoup plus importante. Après son installation, il peut récupérer des informations sur l'ordinateur et communiquer avec une infrastructure contrôlée par les attaquants afin de recevoir des instructions ou des composants supplémentaires.
Microsoft précise notamment que les chevaux de Troie ne se propagent pas eux-mêmes comme les virus : ils doivent généralement être téléchargés et exécutés par l'utilisateur ou être installés par un autre programme malveillant.
↑ Retour au sommaireL'expression fait référence au célèbre récit antique du cheval de Troie. Dans cette histoire, un cadeau apparemment offert aux habitants de Troie dissimulait en réalité des soldats.
Le principe informatique est similaire : le programme malveillant tente de cacher sa véritable fonction derrière une apparence rassurante.
Un fichier peut par exemple porter le nom d'un logiciel connu, d'un document, d'une facture ou d'une mise à jour. L'apparence du fichier ne suffit donc pas à déterminer s'il est réellement sûr.
Ces termes sont souvent utilisés comme s'ils désignaient exactement la même chose. Ce n'est pourtant pas le cas.
Malware est le terme général utilisé pour désigner les logiciels malveillants. Les virus, vers, chevaux de Troie, ransomwares, spywares et autres familles de menaces peuvent entrer dans cette catégorie.
Le Trojan cherche principalement à tromper l'utilisateur ou à se dissimuler derrière un programme ou un fichier qui semble légitime.
Un virus est un programme malveillant capable de s'insérer dans d'autres fichiers ou programmes et de se reproduire lorsque les conditions nécessaires sont réunies.
Un ver peut se propager automatiquement entre des systèmes ou des appareils vulnérables, notamment en exploitant certaines failles ou ressources réseau.
Cette distinction est importante : tous les chevaux de Troie sont des malwares, mais tous les malwares ne sont pas des chevaux de Troie.
Pour approfondir les différences entre ces notions, consultez également notre guide Virus ou malware : différences et identification.
↑ Retour au sommaireDans de nombreux cas, l'infection commence par une action qui paraît banale : téléchargement d'un programme, ouverture d'une pièce jointe, installation d'une extension, clic sur un lien ou exécution d'un fichier.
Les cybercriminels peuvent proposer une version modifiée d'un programme recherché par l'utilisateur. Le logiciel peut fonctionner normalement tout en installant discrètement un composant supplémentaire.
Les cracks, générateurs de clés et logiciels provenant de sources non officielles représentent un risque particulier. Un programme présenté comme un outil d'activation ou de contournement peut contenir un Trojan ou un autre malware.
Un document, une archive ou un fichier exécutable reçu par e-mail ou via une messagerie peut servir de vecteur d'infection. Le message peut utiliser un contexte urgent ou professionnel pour inciter l'utilisateur à ouvrir rapidement la pièce jointe.
Le phishing reste également un moyen courant de pousser les victimes vers des contenus malveillants. Notre dossier Mail frauduleux : détecter les arnaques et le phishing explique comment reconnaître ces pièges.
Une fenêtre peut prétendre que le navigateur, un lecteur multimédia ou un composant Windows doit être mis à jour. Si la mise à jour provient d'une source douteuse, le fichier proposé peut être malveillant.
Les campagnes de malvertising peuvent utiliser des annonces ou des pages compromises pour rediriger l'utilisateur vers un téléchargement dangereux. Une publicité affichée sur un site connu n'est donc pas automatiquement une garantie que la page vers laquelle elle renvoie est sûre.
Le principe est simple : convaincre l'utilisateur de faire lui-même quelque chose que les protections informatiques auraient autrement empêché.
Les attaques modernes peuvent notamment utiliser de fausses vérifications CAPTCHA ou de fausses instructions techniques. L'article Arnaque ClickFix : évitez de copier ces commandes malveillantes présente ce type de manipulation.
↑ Retour au sommaireLes capacités d'un Trojan dépendent entièrement de sa famille et de sa conception. Il ne faut donc pas considérer tous les chevaux de Troie comme identiques.
Certains Trojans cherchent à récupérer des informations enregistrées sur l'ordinateur, des identifiants, des données de navigation ou d'autres informations sensibles.
Un malware doté d'une fonction de keylogging peut tenter d'enregistrer les touches saisies afin de récupérer certaines informations confidentielles.
Un Remote Access Trojan peut permettre à un attaquant d'interagir à distance avec une machine compromise.
Certains Trojans servent de chargeurs et peuvent récupérer d'autres composants malveillants après l'infection initiale.
Les chevaux de Troie bancaires ciblent notamment les informations utilisées pour accéder à des services financiers ou effectuer des transactions.
Une backdoor peut permettre de maintenir un accès non autorisé à l'ordinateur et de recevoir ultérieurement d'autres instructions.
Dans certains scénarios, un Trojan peut donc être utilisé comme point d'entrée avant une attaque plus large, par exemple le déploiement d'un ransomware ou d'un outil de contrôle à distance.
↑ Retour au sommaireUne backdoor cherche à fournir un accès caché ou non autorisé au système. Elle peut être utilisée pour exécuter des commandes, télécharger des fichiers ou installer d'autres composants.
Un RAT est conçu pour permettre un contrôle à distance de tout ou partie d'un ordinateur compromis. Selon ses capacités, il peut notamment récupérer des informations, manipuler des fichiers ou surveiller certaines activités.
Ces menaces ciblent principalement les données liées aux services bancaires et financiers. Elles peuvent tenter de récupérer des identifiants ou d'intercepter certaines informations saisies pendant une session.
Son rôle principal est de télécharger et d'installer d'autres composants malveillants. Le programme initial peut donc n'être qu'une première étape de l'infection.
Un dropper transporte ou déploie un autre composant malveillant sur le système. Il peut chercher à dissimuler le véritable payload jusqu'à son exécution.
Un spyware ou Trojan spécialisé dans l'espionnage peut tenter de collecter des informations sur l'utilisateur, ses activités ou son environnement informatique.
Les stealers sont spécialisés dans le vol d'informations. Selon leur conception, ils peuvent rechercher des identifiants, des données stockées dans des navigateurs ou d'autres informations accessibles sur la machine.
Un Trojan peut également servir à introduire un ransomware ou à préparer une attaque ultérieure. Une infection initiale apparemment limitée ne doit donc pas être minimisée.
Notre article GameOver Zeus et CryptoLocker : comprendre et se protéger permet notamment de découvrir deux menaces historiques illustrant différentes utilisations de malwares de ce type.
↑ Retour au sommaireUn Trojan peut rester relativement discret. L'absence de symptôme évident ne signifie donc pas qu'un ordinateur est forcément propre.
Certains comportements doivent toutefois attirer l'attention :
Pour effectuer une première vérification, vous pouvez consulter notre guide Comment vérifier facilement si mon PC a un virus ?.
↑ Retour au sommaireWindows est régulièrement ciblé par des chevaux de Troie, notamment parce qu'il constitue une plateforme très répandue et qu'un grand nombre de logiciels, documents et services y sont utilisés quotidiennement.
La protection d'un PC Windows repose donc sur plusieurs couches : système à jour, antivirus actif, pare-feu, navigateur protégé, logiciels provenant de sources fiables et surtout prudence face aux fichiers et programmes inattendus.
Microsoft Defender Antivirus intégré à Windows peut détecter et supprimer de nombreux malwares. Lorsqu'une menace est suspectée, il est également possible d'effectuer une analyse approfondie avec les outils de sécurité disponibles dans Windows.
Pour renforcer la sécurité générale de votre ordinateur, consultez également notre guide complet pour sécuriser un PC Windows.
↑ Retour au sommaireLes chevaux de Troie ne concernent pas uniquement les ordinateurs Windows. Des applications Android malveillantes peuvent également se faire passer pour des applications légitimes afin d'inciter l'utilisateur à les installer.
Le risque augmente lorsque l'application est téléchargée depuis une source inconnue, lorsqu'elle est modifiée ou lorsqu'elle demande des autorisations qui ne correspondent pas à sa fonction réelle.
Une application destinée à réaliser une opération simple ne devrait pas, par exemple, réclamer sans raison des autorisations très larges permettant d'accéder à des informations ou fonctionnalités sans rapport avec son objectif.
Notre dossier Applications Android dangereuses : comment se protéger explique les principaux risques liés aux applications mobiles.
↑ Retour au sommaireLes utilisateurs de macOS et d'iPhone ne doivent pas considérer leur appareil comme totalement immunisé contre les logiciels malveillants. Les méthodes d'attaque, les protections disponibles et les possibilités d'installation diffèrent toutefois selon le système.
Sur macOS, il est notamment important de rester attentif aux applications téléchargées en dehors des sources fiables, aux fausses mises à jour et aux fichiers reçus par e-mail ou messagerie.
Sur iPhone, les mécanismes de sécurité de l'écosystème limitent certaines méthodes d'installation de logiciels malveillants, mais ils ne suppriment pas les risques liés au phishing, aux comptes compromis, aux sites frauduleux ou aux manipulations de l'utilisateur.
↑ Retour au sommaireLa meilleure façon de confirmer une suspicion est de réaliser une analyse de sécurité avec un outil fiable et correctement mis à jour.
Avant une analyse, vérifiez que les définitions de sécurité de votre antivirus sont à jour.
Une analyse rapide peut être utile pour une première vérification, mais une analyse complète est préférable lorsqu'une infection est réellement suspectée.
Une analyse complémentaire peut permettre d'obtenir un autre avis lorsqu'un comportement reste suspect malgré une première analyse négative.
Ne supprimez pas aveuglément des fichiers simplement parce que leur nom paraît étrange. Examinez la détection et utilisez les recommandations de l'outil de sécurité.
Pour une analyse complémentaire, vous pouvez consulter notre page consacrée à ESET Online Scanner.
↑ Retour au sommaireLorsqu'un antivirus détecte un Trojan, la première étape consiste à suivre les actions proposées par le logiciel de sécurité : mise en quarantaine, suppression ou nettoyage selon le cas.
En cas de comportement très suspect ou de détection importante, coupez temporairement la connexion Internet afin de limiter les communications sortantes.
Effectuez une analyse complète avec la protection de sécurité installée sur le PC.
Lorsque l'antivirus identifie clairement un malware, utilisez les fonctions de quarantaine ou de suppression proposées.
Si la situation reste douteuse, une analyse complémentaire avec un outil reconnu peut être utile.
Après le nettoyage, redémarrez Windows et vérifiez que les symptômes ont disparu et que les protections sont de nouveau actives.
Notre guide Désinfecter un PC Windows gratuitement et facilement détaille également les principales étapes à suivre lorsqu'un ordinateur doit être nettoyé.
Pour les cas plus complexes, notamment lorsque plusieurs détections persistent ou que le comportement du système reste anormal, notre guide consacré à FRST, l'outil de diagnostic et de désinfection Windows peut servir de point de départ pour une analyse plus approfondie.
↑ Retour au sommaireSupprimer le fichier malveillant ne signifie pas forcément que toutes les conséquences de l'infection sont terminées. Si le Trojan a eu accès à des informations sensibles, certaines précautions supplémentaires sont nécessaires.
Si vous soupçonnez que des identifiants ont été récupérés pendant l'infection, consultez également notre guide Vol d'identifiants : comment protéger ses comptes en ligne.
↑ Retour au sommaireÉvitez les sites proposant des exécutables modifiés, des cracks, des générateurs de clés ou des versions « gratuites » de logiciels normalement payants.
Un fichier portant un nom rassurant peut être malveillant. Avant d'ouvrir une pièce jointe ou d'exécuter un programme, vérifiez sa provenance et demandez-vous si vous attendiez réellement ce fichier.
Les mises à jour corrigent notamment des vulnérabilités qui peuvent être exploitées pour compromettre un appareil. Consultez notre article Sécurité PC : comment maintenir vos logiciels à jour ?.
Une protection antivirus à jour constitue une couche essentielle contre les logiciels malveillants. Elle doit toutefois être associée à de bonnes pratiques : aucun antivirus ne remplace complètement la vigilance de l'utilisateur.
Le pare-feu constitue une autre couche de protection permettant notamment de contrôler certaines communications réseau. Pour mieux comprendre son fonctionnement, consultez notre guide sur le pare-feu Windows 10 et 11.
Une page Web qui demande de copier une commande dans Exécuter, PowerShell ou un terminal doit immédiatement éveiller la méfiance. Une simple commande peut déclencher le téléchargement ou l'exécution d'un malware.
Une alerte antivirus, un programme inconnu ou une modification inattendue des paramètres ne doivent pas être considérés automatiquement comme un simple problème technique.
Non, pas au sens technique. Un cheval de Troie est un type de malware qui cherche généralement à tromper l'utilisateur ou à se faire passer pour un programme légitime. Il ne possède pas le même mécanisme de propagation automatique qu'un virus.
Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer une infection. La méthode la plus fiable consiste à effectuer une analyse avec une protection antivirus à jour, puis éventuellement une analyse complémentaire avec un outil de sécurité reconnu.
Oui. Certaines familles de Trojans sont spécialement conçues pour récupérer des identifiants, des données enregistrées dans les navigateurs ou des informations saisies par l'utilisateur.
Oui. Les Remote Access Trojans, ou RAT, sont précisément conçus pour fournir certaines fonctions de contrôle à distance à un attaquant.
Oui. Certains Trojans servent de chargeurs ou de points d'entrée permettant ensuite d'installer d'autres malwares, notamment des rançongiciels.
Oui, lorsqu'il détecte correctement la menace et que le nettoyage est possible. Une infection importante peut toutefois nécessiter plusieurs analyses et des vérifications complémentaires.
En cas de suspicion d'infection active ou de compromission importante, déconnecter temporairement le PC du réseau peut limiter ses communications avec des serveurs distants. Il faut ensuite procéder au nettoyage avec les outils de sécurité appropriés.
Oui. Des applications Android malveillantes peuvent notamment se présenter comme des applications légitimes et demander à l'utilisateur de les installer.
Un fichier présenté comme un document peut servir de vecteur d'attaque, notamment lorsqu'il exploite une vulnérabilité ou pousse l'utilisateur vers une autre action. Il faut donc rester prudent avec les documents inattendus, quel que soit leur format.
Une simple visite ne signifie pas automatiquement qu'une infection aura lieu. Toutefois, un site compromis ou une publicité malveillante peut exposer l'utilisateur à des téléchargements, des redirections ou l'exploitation de vulnérabilités. Les logiciels et le navigateur doivent donc rester à jour.
Oui. Certains malwares cherchent activement à masquer leur présence ou à fonctionner discrètement. C'est pourquoi l'absence de symptômes visibles ne constitue pas une preuve que l'ordinateur est sain.
Ne lancez pas le fichier détecté et suivez les recommandations de votre logiciel de sécurité. Notez le nom exact de la détection, placez la menace en quarantaine lorsque cela est recommandé et réalisez une analyse complète du système.
Les chevaux de Troie restent une menace importante parce qu'ils exploitent avant tout la confiance de l'utilisateur. Leur force ne réside pas nécessairement dans une propagation automatique : ils cherchent souvent à faire croire qu'un programme, un document ou une opération est légitime.
Une fois installé, un Trojan peut avoir des fonctions très différentes : vol d'informations, espionnage, téléchargement d'autres malwares, accès à distance ou préparation d'une attaque plus importante.
La meilleure défense consiste donc à combiner plusieurs protections : Windows et les logiciels à jour, antivirus actif, pare-feu, téléchargements depuis des sources fiables, sauvegardes régulières et vigilance face aux fichiers et instructions inattendus.
En cas de suspicion d'infection, ne cherchez pas à supprimer manuellement des fichiers au hasard. Commencez par isoler la machine si nécessaire, effectuez des analyses avec des outils de sécurité fiables et prenez des mesures supplémentaires pour protéger vos comptes si des informations sensibles ont pu être exposées.
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Lire l'articleDernière mise à jour éditoriale : 23 septembre 2026.