Cheval de Troie : comprendre les chevaux de Troie et s'en protéger

 

Les chevaux de Troie font partie des logiciels malveillants les plus utilisés pour compromettre un ordinateur. Ils peuvent se présenter sous l'apparence d'un programme légitime, d'un fichier utile, d'une mise à jour ou d'un document afin de pousser l'utilisateur à les exécuter.

Une fois installé, un cheval de Troie peut avoir de nombreuses fonctions : voler des informations, récupérer des identifiants, télécharger d'autres malwares, espionner certaines activités, ouvrir une porte dérobée ou permettre à un attaquant de contrôler certaines fonctions de l'ordinateur.

Dans ce guide, nous allons voir précisément ce qu'est un cheval de Troie, comment il fonctionne, comment il arrive sur un PC, quels sont ses différents types, comment reconnaître une infection, comment la supprimer et surtout comment éviter qu'elle ne se reproduise.

Cheval de Troie et malware sur un PC Windows
Illustration d'un cheval de Troie représentant une menace informatique pouvant compromettre un PC.
À retenir :
  • Un cheval de Troie est un malware qui se fait passer pour quelque chose de légitime.
  • Contrairement à un virus informatique classique, il ne se reproduit généralement pas tout seul.
  • Il peut être distribué par de faux logiciels, des fichiers piégés, des téléchargements frauduleux, des campagnes de phishing ou des publicités malveillantes.
  • Un cheval de Troie peut avoir pour objectif de voler des données, installer d'autres malwares, espionner l'utilisateur ou permettre un accès à distance.
  • Une détection par un antivirus doit être prise au sérieux, même si l'ordinateur semble fonctionner normalement.
  • En cas de suspicion d'infection, il est préférable d'isoler le PC du réseau puis de réaliser des analyses de sécurité complètes.

Qu'est-ce qu'un cheval de Troie ?

Un cheval de Troie, également appelé Trojan, est un logiciel malveillant conçu pour se faire passer pour un programme, un fichier ou un contenu légitime. Son principe repose donc principalement sur la tromperie : l'utilisateur pense installer ou ouvrir quelque chose d'inoffensif alors qu'il exécute en réalité un code malveillant.

Le terme « cheval de Troie » ne désigne pas une seule famille de malware. Il s'agit d'une catégorie regroupant de nombreuses menaces ayant des objectifs différents. Certains Trojans sont conçus pour voler des informations, d'autres pour télécharger d'autres programmes malveillants, tandis que certains peuvent fournir un accès à distance à une machine.

Un cheval de Troie peut donc constituer la première étape d'une attaque beaucoup plus importante. Après son installation, il peut récupérer des informations sur l'ordinateur et communiquer avec une infrastructure contrôlée par les attaquants afin de recevoir des instructions ou des composants supplémentaires.

Microsoft précise notamment que les chevaux de Troie ne se propagent pas eux-mêmes comme les virus : ils doivent généralement être téléchargés et exécutés par l'utilisateur ou être installés par un autre programme malveillant.

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Pourquoi parle-t-on de « cheval de Troie » ?

L'expression fait référence au célèbre récit antique du cheval de Troie. Dans cette histoire, un cadeau apparemment offert aux habitants de Troie dissimulait en réalité des soldats.

Le principe informatique est similaire : le programme malveillant tente de cacher sa véritable fonction derrière une apparence rassurante.

Un fichier peut par exemple porter le nom d'un logiciel connu, d'un document, d'une facture ou d'une mise à jour. L'apparence du fichier ne suffit donc pas à déterminer s'il est réellement sûr.

Attention : le nom d'un fichier, son icône ou son apparence ne constituent jamais une garantie de sécurité. Un fichier malveillant peut être conçu pour ressembler à un programme parfaitement légitime.
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Cheval de Troie, virus, ver et malware : quelles différences ?

Ces termes sont souvent utilisés comme s'ils désignaient exactement la même chose. Ce n'est pourtant pas le cas.

Malware

Malware est le terme général utilisé pour désigner les logiciels malveillants. Les virus, vers, chevaux de Troie, ransomwares, spywares et autres familles de menaces peuvent entrer dans cette catégorie.

Cheval de Troie

Le Trojan cherche principalement à tromper l'utilisateur ou à se dissimuler derrière un programme ou un fichier qui semble légitime.

Virus informatique

Un virus est un programme malveillant capable de s'insérer dans d'autres fichiers ou programmes et de se reproduire lorsque les conditions nécessaires sont réunies.

Ver informatique

Un ver peut se propager automatiquement entre des systèmes ou des appareils vulnérables, notamment en exploitant certaines failles ou ressources réseau.

Cette distinction est importante : tous les chevaux de Troie sont des malwares, mais tous les malwares ne sont pas des chevaux de Troie.

Pour approfondir les différences entre ces notions, consultez également notre guide Virus ou malware : différences et identification.

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Comment un cheval de Troie infecte-t-il un ordinateur ?

Dans de nombreux cas, l'infection commence par une action qui paraît banale : téléchargement d'un programme, ouverture d'une pièce jointe, installation d'une extension, clic sur un lien ou exécution d'un fichier.

Faux logiciels et faux installateurs

Les cybercriminels peuvent proposer une version modifiée d'un programme recherché par l'utilisateur. Le logiciel peut fonctionner normalement tout en installant discrètement un composant supplémentaire.

Logiciels piratés et cracks

Les cracks, générateurs de clés et logiciels provenant de sources non officielles représentent un risque particulier. Un programme présenté comme un outil d'activation ou de contournement peut contenir un Trojan ou un autre malware.

Pièces jointes et messages piégés

Un document, une archive ou un fichier exécutable reçu par e-mail ou via une messagerie peut servir de vecteur d'infection. Le message peut utiliser un contexte urgent ou professionnel pour inciter l'utilisateur à ouvrir rapidement la pièce jointe.

Le phishing reste également un moyen courant de pousser les victimes vers des contenus malveillants. Notre dossier Mail frauduleux : détecter les arnaques et le phishing explique comment reconnaître ces pièges.

Fausses mises à jour

Une fenêtre peut prétendre que le navigateur, un lecteur multimédia ou un composant Windows doit être mis à jour. Si la mise à jour provient d'une source douteuse, le fichier proposé peut être malveillant.

Publicités malveillantes

Les campagnes de malvertising peuvent utiliser des annonces ou des pages compromises pour rediriger l'utilisateur vers un téléchargement dangereux. Une publicité affichée sur un site connu n'est donc pas automatiquement une garantie que la page vers laquelle elle renvoie est sûre.

Ingénierie sociale

Le principe est simple : convaincre l'utilisateur de faire lui-même quelque chose que les protections informatiques auraient autrement empêché.

Les attaques modernes peuvent notamment utiliser de fausses vérifications CAPTCHA ou de fausses instructions techniques. L'article Arnaque ClickFix : évitez de copier ces commandes malveillantes présente ce type de manipulation.

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Que peut faire un cheval de Troie ?

Les capacités d'un Trojan dépendent entièrement de sa famille et de sa conception. Il ne faut donc pas considérer tous les chevaux de Troie comme identiques.

Vol d'informations

Certains Trojans cherchent à récupérer des informations enregistrées sur l'ordinateur, des identifiants, des données de navigation ou d'autres informations sensibles.

Enregistrement des frappes

Un malware doté d'une fonction de keylogging peut tenter d'enregistrer les touches saisies afin de récupérer certaines informations confidentielles.

Accès à distance

Un Remote Access Trojan peut permettre à un attaquant d'interagir à distance avec une machine compromise.

Téléchargement d'autres malwares

Certains Trojans servent de chargeurs et peuvent récupérer d'autres composants malveillants après l'infection initiale.

Vol de données bancaires

Les chevaux de Troie bancaires ciblent notamment les informations utilisées pour accéder à des services financiers ou effectuer des transactions.

Installation d'une porte dérobée

Une backdoor peut permettre de maintenir un accès non autorisé à l'ordinateur et de recevoir ultérieurement d'autres instructions.

Dans certains scénarios, un Trojan peut donc être utilisé comme point d'entrée avant une attaque plus large, par exemple le déploiement d'un ransomware ou d'un outil de contrôle à distance.

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Les principaux types de chevaux de Troie

Trojan Backdoor

Une backdoor cherche à fournir un accès caché ou non autorisé au système. Elle peut être utilisée pour exécuter des commandes, télécharger des fichiers ou installer d'autres composants.

RAT : Remote Access Trojan

Un RAT est conçu pour permettre un contrôle à distance de tout ou partie d'un ordinateur compromis. Selon ses capacités, il peut notamment récupérer des informations, manipuler des fichiers ou surveiller certaines activités.

Trojan bancaire

Ces menaces ciblent principalement les données liées aux services bancaires et financiers. Elles peuvent tenter de récupérer des identifiants ou d'intercepter certaines informations saisies pendant une session.

Trojan Downloader

Son rôle principal est de télécharger et d'installer d'autres composants malveillants. Le programme initial peut donc n'être qu'une première étape de l'infection.

Trojan Dropper

Un dropper transporte ou déploie un autre composant malveillant sur le système. Il peut chercher à dissimuler le véritable payload jusqu'à son exécution.

Trojan Spy

Un spyware ou Trojan spécialisé dans l'espionnage peut tenter de collecter des informations sur l'utilisateur, ses activités ou son environnement informatique.

Trojan Stealer

Les stealers sont spécialisés dans le vol d'informations. Selon leur conception, ils peuvent rechercher des identifiants, des données stockées dans des navigateurs ou d'autres informations accessibles sur la machine.

Trojan associé à un ransomware

Un Trojan peut également servir à introduire un ransomware ou à préparer une attaque ultérieure. Une infection initiale apparemment limitée ne doit donc pas être minimisée.

Notre article GameOver Zeus et CryptoLocker : comprendre et se protéger permet notamment de découvrir deux menaces historiques illustrant différentes utilisations de malwares de ce type.

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Quels sont les signes d'une infection par un cheval de Troie ?

Un Trojan peut rester relativement discret. L'absence de symptôme évident ne signifie donc pas qu'un ordinateur est forcément propre.

Certains comportements doivent toutefois attirer l'attention :

  • apparition de programmes ou processus inconnus ;
  • ralentissements soudains et inexpliqués ;
  • activité réseau inhabituelle lorsque le PC n'est pas utilisé ;
  • désactivation ou dysfonctionnement inattendu de la protection antivirus ;
  • apparition de fichiers inconnus dans certains dossiers ;
  • modification non sollicitée de paramètres Windows ;
  • fenêtres ou programmes qui apparaissent sans raison ;
  • comptes en ligne signalant des connexions inhabituelles ;
  • apparition de logiciels que l'utilisateur n'a pas volontairement installés.
Important : aucun de ces symptômes ne permet à lui seul de confirmer la présence d'un cheval de Troie. Un PC lent, par exemple, peut avoir de nombreuses causes parfaitement légitimes. La confirmation doit reposer sur une analyse de sécurité.

Pour effectuer une première vérification, vous pouvez consulter notre guide Comment vérifier facilement si mon PC a un virus ?.

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Chevaux de Troie sous Windows

Windows est régulièrement ciblé par des chevaux de Troie, notamment parce qu'il constitue une plateforme très répandue et qu'un grand nombre de logiciels, documents et services y sont utilisés quotidiennement.

La protection d'un PC Windows repose donc sur plusieurs couches : système à jour, antivirus actif, pare-feu, navigateur protégé, logiciels provenant de sources fiables et surtout prudence face aux fichiers et programmes inattendus.

Microsoft Defender Antivirus intégré à Windows peut détecter et supprimer de nombreux malwares. Lorsqu'une menace est suspectée, il est également possible d'effectuer une analyse approfondie avec les outils de sécurité disponibles dans Windows.

Pour renforcer la sécurité générale de votre ordinateur, consultez également notre guide complet pour sécuriser un PC Windows.

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Chevaux de Troie sur Android

Les chevaux de Troie ne concernent pas uniquement les ordinateurs Windows. Des applications Android malveillantes peuvent également se faire passer pour des applications légitimes afin d'inciter l'utilisateur à les installer.

Le risque augmente lorsque l'application est téléchargée depuis une source inconnue, lorsqu'elle est modifiée ou lorsqu'elle demande des autorisations qui ne correspondent pas à sa fonction réelle.

Une application destinée à réaliser une opération simple ne devrait pas, par exemple, réclamer sans raison des autorisations très larges permettant d'accéder à des informations ou fonctionnalités sans rapport avec son objectif.

Notre dossier Applications Android dangereuses : comment se protéger explique les principaux risques liés aux applications mobiles.

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Et sur macOS et iPhone ?

Les utilisateurs de macOS et d'iPhone ne doivent pas considérer leur appareil comme totalement immunisé contre les logiciels malveillants. Les méthodes d'attaque, les protections disponibles et les possibilités d'installation diffèrent toutefois selon le système.

Sur macOS, il est notamment important de rester attentif aux applications téléchargées en dehors des sources fiables, aux fausses mises à jour et aux fichiers reçus par e-mail ou messagerie.

Sur iPhone, les mécanismes de sécurité de l'écosystème limitent certaines méthodes d'installation de logiciels malveillants, mais ils ne suppriment pas les risques liés au phishing, aux comptes compromis, aux sites frauduleux ou aux manipulations de l'utilisateur.

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Comment détecter un cheval de Troie ?

La meilleure façon de confirmer une suspicion est de réaliser une analyse de sécurité avec un outil fiable et correctement mis à jour.

Mettre à jour la protection

Avant une analyse, vérifiez que les définitions de sécurité de votre antivirus sont à jour.

Lancer une analyse complète

Une analyse rapide peut être utile pour une première vérification, mais une analyse complète est préférable lorsqu'une infection est réellement suspectée.

Utiliser un second outil si nécessaire

Une analyse complémentaire peut permettre d'obtenir un autre avis lorsqu'un comportement reste suspect malgré une première analyse négative.

Analyser les éléments détectés

Ne supprimez pas aveuglément des fichiers simplement parce que leur nom paraît étrange. Examinez la détection et utilisez les recommandations de l'outil de sécurité.

Pour une analyse complémentaire, vous pouvez consulter notre page consacrée à ESET Online Scanner.

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Comment supprimer un cheval de Troie ?

Lorsqu'un antivirus détecte un Trojan, la première étape consiste à suivre les actions proposées par le logiciel de sécurité : mise en quarantaine, suppression ou nettoyage selon le cas.

Si vous pensez que le PC est réellement compromis : évitez autant que possible de continuer à utiliser les comptes sensibles depuis cet ordinateur avant d'avoir terminé les vérifications. Si la menace semble active, déconnecter temporairement le PC d'Internet peut également limiter ses communications avec une infrastructure distante.

Déconnecter le PC si nécessaire

En cas de comportement très suspect ou de détection importante, coupez temporairement la connexion Internet afin de limiter les communications sortantes.

Lancer l'analyse antivirus

Effectuez une analyse complète avec la protection de sécurité installée sur le PC.

Mettre en quarantaine les menaces

Lorsque l'antivirus identifie clairement un malware, utilisez les fonctions de quarantaine ou de suppression proposées.

Effectuer une seconde analyse

Si la situation reste douteuse, une analyse complémentaire avec un outil reconnu peut être utile.

Redémarrer puis contrôler le système

Après le nettoyage, redémarrez Windows et vérifiez que les symptômes ont disparu et que les protections sont de nouveau actives.

Notre guide Désinfecter un PC Windows gratuitement et facilement détaille également les principales étapes à suivre lorsqu'un ordinateur doit être nettoyé.

Pour les cas plus complexes, notamment lorsque plusieurs détections persistent ou que le comportement du système reste anormal, notre guide consacré à FRST, l'outil de diagnostic et de désinfection Windows peut servir de point de départ pour une analyse plus approfondie.

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Que faire après une infection par un cheval de Troie ?

Supprimer le fichier malveillant ne signifie pas forcément que toutes les conséquences de l'infection sont terminées. Si le Trojan a eu accès à des informations sensibles, certaines précautions supplémentaires sont nécessaires.

  • modifier les mots de passe importants depuis un appareil considéré comme propre ;
  • activer l'authentification multifacteur lorsque le service la propose ;
  • contrôler les connexions récentes aux comptes importants ;
  • vérifier les éventuelles alertes bancaires ou de sécurité ;
  • installer les mises à jour de Windows et des logiciels ;
  • contrôler les programmes installés et les extensions du navigateur ;
  • surveiller le comportement de l'ordinateur après le nettoyage ;
  • effectuer une nouvelle analyse si un comportement suspect réapparaît.

Si vous soupçonnez que des identifiants ont été récupérés pendant l'infection, consultez également notre guide Vol d'identifiants : comment protéger ses comptes en ligne.

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Comment se protéger durablement contre les chevaux de Troie ?

Télécharger les logiciels depuis des sources fiables

Évitez les sites proposant des exécutables modifiés, des cracks, des générateurs de clés ou des versions « gratuites » de logiciels normalement payants.

Ne pas exécuter un fichier simplement parce qu'il semble utile

Un fichier portant un nom rassurant peut être malveillant. Avant d'ouvrir une pièce jointe ou d'exécuter un programme, vérifiez sa provenance et demandez-vous si vous attendiez réellement ce fichier.

Maintenir Windows et les logiciels à jour

Les mises à jour corrigent notamment des vulnérabilités qui peuvent être exploitées pour compromettre un appareil. Consultez notre article Sécurité PC : comment maintenir vos logiciels à jour ?.

Conserver une protection antivirus active

Une protection antivirus à jour constitue une couche essentielle contre les logiciels malveillants. Elle doit toutefois être associée à de bonnes pratiques : aucun antivirus ne remplace complètement la vigilance de l'utilisateur.

Utiliser le pare-feu

Le pare-feu constitue une autre couche de protection permettant notamment de contrôler certaines communications réseau. Pour mieux comprendre son fonctionnement, consultez notre guide sur le pare-feu Windows 10 et 11.

Se méfier des faux CAPTCHA et des commandes à copier

Une page Web qui demande de copier une commande dans Exécuter, PowerShell ou un terminal doit immédiatement éveiller la méfiance. Une simple commande peut déclencher le téléchargement ou l'exécution d'un malware.

Ne pas ignorer les comportements inhabituels

Une alerte antivirus, un programme inconnu ou une modification inattendue des paramètres ne doivent pas être considérés automatiquement comme un simple problème technique.

La meilleure protection repose sur plusieurs couches : système à jour + protection antivirus + pare-feu + logiciels provenant de sources fiables + sauvegardes régulières + vigilance face aux fichiers, liens et instructions inattendus.
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FAQ : chevaux de Troie

Un cheval de Troie est-il un virus ?

Non, pas au sens technique. Un cheval de Troie est un type de malware qui cherche généralement à tromper l'utilisateur ou à se faire passer pour un programme légitime. Il ne possède pas le même mécanisme de propagation automatique qu'un virus.

Comment savoir si mon PC contient un cheval de Troie ?

Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer une infection. La méthode la plus fiable consiste à effectuer une analyse avec une protection antivirus à jour, puis éventuellement une analyse complémentaire avec un outil de sécurité reconnu.

Un cheval de Troie peut-il voler mes mots de passe ?

Oui. Certaines familles de Trojans sont spécialement conçues pour récupérer des identifiants, des données enregistrées dans les navigateurs ou des informations saisies par l'utilisateur.

Un cheval de Troie peut-il contrôler mon ordinateur à distance ?

Oui. Les Remote Access Trojans, ou RAT, sont précisément conçus pour fournir certaines fonctions de contrôle à distance à un attaquant.

Un cheval de Troie peut-il installer un ransomware ?

Oui. Certains Trojans servent de chargeurs ou de points d'entrée permettant ensuite d'installer d'autres malwares, notamment des rançongiciels.

Un antivirus peut-il supprimer un cheval de Troie ?

Oui, lorsqu'il détecte correctement la menace et que le nettoyage est possible. Une infection importante peut toutefois nécessiter plusieurs analyses et des vérifications complémentaires.

Faut-il déconnecter Internet lorsqu'un Trojan est détecté ?

En cas de suspicion d'infection active ou de compromission importante, déconnecter temporairement le PC du réseau peut limiter ses communications avec des serveurs distants. Il faut ensuite procéder au nettoyage avec les outils de sécurité appropriés.

Les chevaux de Troie existent-ils sur Android ?

Oui. Des applications Android malveillantes peuvent notamment se présenter comme des applications légitimes et demander à l'utilisateur de les installer.

Un fichier PDF peut-il contenir un cheval de Troie ?

Un fichier présenté comme un document peut servir de vecteur d'attaque, notamment lorsqu'il exploite une vulnérabilité ou pousse l'utilisateur vers une autre action. Il faut donc rester prudent avec les documents inattendus, quel que soit leur format.

Peut-on attraper un cheval de Troie simplement en visitant un site Web ?

Une simple visite ne signifie pas automatiquement qu'une infection aura lieu. Toutefois, un site compromis ou une publicité malveillante peut exposer l'utilisateur à des téléchargements, des redirections ou l'exploitation de vulnérabilités. Les logiciels et le navigateur doivent donc rester à jour.

Un cheval de Troie peut-il rester invisible ?

Oui. Certains malwares cherchent activement à masquer leur présence ou à fonctionner discrètement. C'est pourquoi l'absence de symptômes visibles ne constitue pas une preuve que l'ordinateur est sain.

Que faire si mon antivirus détecte un Trojan que je ne reconnais pas ?

Ne lancez pas le fichier détecté et suivez les recommandations de votre logiciel de sécurité. Notez le nom exact de la détection, placez la menace en quarantaine lorsque cela est recommandé et réalisez une analyse complète du système.

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Conclusion

Les chevaux de Troie restent une menace importante parce qu'ils exploitent avant tout la confiance de l'utilisateur. Leur force ne réside pas nécessairement dans une propagation automatique : ils cherchent souvent à faire croire qu'un programme, un document ou une opération est légitime.

Une fois installé, un Trojan peut avoir des fonctions très différentes : vol d'informations, espionnage, téléchargement d'autres malwares, accès à distance ou préparation d'une attaque plus importante.

La meilleure défense consiste donc à combiner plusieurs protections : Windows et les logiciels à jour, antivirus actif, pare-feu, téléchargements depuis des sources fiables, sauvegardes régulières et vigilance face aux fichiers et instructions inattendus.

En cas de suspicion d'infection, ne cherchez pas à supprimer manuellement des fichiers au hasard. Commencez par isoler la machine si nécessaire, effectuez des analyses avec des outils de sécurité fiables et prenez des mesures supplémentaires pour protéger vos comptes si des informations sensibles ont pu être exposées.

À retenir : un cheval de Troie peut être discret, mais ses conséquences peuvent être importantes. Une détection rapide, un nettoyage méthodique et de bonnes habitudes de sécurité réduisent fortement les risques.
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Dernière mise à jour éditoriale : 23 septembre 2026.